Par l'intermédiaire de mon blog, j'ai reçu ce lundi un article par mail.
Il s'agit du point de vue de Jean-Baptiste RUDELLE, Président de Criteo, qui m'a été envoyé par Franck Tupinier.
Les sites de e-commerce sont devenus une des locomotives du développement d'Internet. Ainsi, selon une étude de Médiamétrie parue au
troisième trimestre 2007, plus de 66 % des internautes seraient des cyberacheteurs.
Du fait de leur poids économique grandissant dans l'économie numérique, les sites e-commerce sont aussi devenus des acteurs incontournables en termes de budgets publicitaires en ligne. Ils se
livrent aujourd'hui une concurrence farouche pour développer leurs parts de marché et fidéliser des cybers clients qui sont de plus en plus versatiles.
Dans ce cadre, l'émergence de la publicité dynamique et comportementale est appelée à jouer un rôle clé dans les stratégies des annonceurs. Il est assez probable que pour la majorité des
e-marchands, elle se substitue rapidement aux bannières publicitaires traditionnelles. Les résultats de ces dernières sont en effet de plus en plus décevants, tant en termes de taux de clic qu'en
termes de taux de conversion (passage du statut de visiteur à celui d'acheteur). Dans le meilleur des cas, les bannières traditionnelles se contentent de proposer une bannière plus ou moins en
rapport avec le public du site support ou le contenu de la page regardée. Cela ne suffit pas à l'efficacité du ciblage.
La nouvelle génération de bannières publicitaires dynamiques dites comportementales permet de réaliser un ciblage beaucoup plus précis de l'internaute, donc du contenu de la publicité affichée.
Cela consiste à incruster à la volée sur chaque bannière publicitaire des produits personnalisés en fonction du profil de navigation et d'achat de l'internaute. Cette approche est une petite
révolution qui intègre à la fois connaissance comportementale individuelle, catégorisation des centres d'intérêts et exploitation fine du catalogue produit spécifique à chaque site
e-commerce.
L'intérêt principal de cette approche comportementale est d'accroître à la fois le taux de clic et le taux de transformation. En proposant en temps réel des produits adaptés au travers de
bannières publicitaires dynamiques et actualisées, cela rend les campagnes publicitaires des e-marchands beaucoup plus efficaces. Cela permet à la fois de recruter de nouveaux prospects, de
convertir des prospects existants en clients et de générer des ventes additionnelles pour les clients existants.
Comment cela marche dans la pratique ? Il y a plusieurs cas de figure qu'on peut décrire de manière succincte. Si l'internaute a déjà visité le site marchand, les produits affichés sont en
affinité avec son historique de navigation de d'achats. S'il a consulté des fiches produites sur le site marchand, on va lui présenter des produits similaires. S'il a déjà acheté un ou plusieurs
produits, on lui présente des produits complémentaires à son achat. Enfin, s'il n'est encore jamais allé sur le site marchand en question, alors les produits présentés dans la bannière sont
déterminés en fonction du comportement de tous les autres internautes sur sa page de surf. C'est ce qu'on appelle l'optimum local, qui est en général déterminé par des algorithmes sophistiqués de
filtrage collaboratif.
Cette approche n'est pas qu'un simple concept séduisant sur le papier. C'est aujourd'hui une réalité opérationnelle plébiscitée par de plus en plus d'annonceurs de sites marchands. Des
plates-formes comme PriceMinister ont adopté ce système enregistrent des progressions très importantes des rendements de leurs bannières publicitaires. Au global, les résultats sont éloquents :
le taux de clic sur les bannières dynamiques comportementales est trois à cinq fois supérieur à celui des bannières classiques. L'impact sur les taux de conversion est encore plus fort. Les
notions d'analyse comportementale et de personnalisation en temps réel sont bel et bien en passe de prendre une place stratégique dans le paysage de la publicité en ligne.
Par Grégory Bellemont
-
Publié dans : Interview
0
-
Recommander
Le pionnier de l'internet Yahoo a rejetté définitivement ce jeudi tout rachat partiel ou total par le géant des logiciels, Microsoft. L'annonce de Yahoo termine
le feuilleton entamé en février dernier lorsque Microsof t avait offer 44 milliards de dollars pour son rachat. Yahoo a expliqué d'une part que Microsoft ne souhaitait définitivement plus un
rachat, même au prix de 47 milliards de dollars, dernière offre proposée en avril et d'autre part que Yahoo refusait un rachat partiel visant son moteur de recherche, activité générant une grosse
part des recettes publicitaires.
"Cette transaction ne serait pas cohérente avec les objectifs du groupe et le priverait d'un moteur de recherche indépendant, crucial" a expliqué Jerry Yang.
Quelques heures plus tard, Yahoo et Google ont annoncé un partenariat dans la publicité en ligne sur 4 ans et qui pourrait être prolongé sur 10 ans. C'est accord était en vue depuis quelques mois
et serait la raison pour laquelle Microsoft a renoncé à son offre d'achat.
L'accord prévoit que Yahoo propose les publicité Google sur les pages de ses résultats de recherche ainsi que sur certains des sites que le groupe possède aux Etats-Unis et au Canada. De plus, ce
partenariat n'est pas exclusif, Yahoo pouvant souscrire au même service chez des concurrents.
The agreement enables Yahoo! to run ads supplied by Google alongside Yahoo!'s search results and on some of its web properties in the
United States and Canada. The agreement is non-exclusive, giving Yahoo! the ability to display paid search results from Google, other third parties, and Yahoo!'s own Panama marketplace.
Le partenariat ne commencera que dans 3 mois et demi afin de laisser le temps aux autorités de l'examiner afin de vérifier que celui-ci
ne pose pas de problèmes de concurrence. En effet, à eux 2, Yahoo et Google engrangent plus de 50% des bénéfices de la publicité en ligne. Un marché qui pèse 40 milliards de dollars en 2007 et
qui devrait monter à 75 milliards en 2010.
Un point important de l'accord est l'autorisation de chacune des parties de terminer le contrat en cas de changement de contrôle de l'un
ou de l'autre groupe. De plus, en cas de rachat de Yahoo dans les 24 mois, celui-ci devra verser à Google 25O millions de dollars.
The agreement allows either party to terminate the agreement in the event of a change in control of either party. The agreement also
requires Yahoo! to pay a termination fee if the agreement is terminated as a result of a change in control that occurs within 24 months. The termination fee is $250 million, subject to reduction
by 50 percent of revenues earned by Google under the agreement.
Le communiqué de presse de Yahoo peut être consulté ici. Google propose, quand à lui, un détail du partenariat sur son blog dans l'article que vous
trouverez ici.
Par Grégory Bellemont
-
Publié dans : Actualité
0
-
Recommander
Le Tribunal de grande instance de Troyes a condamné eBay France pour "actes de contrefaçon", suite à l'action intentée en novembre 2007 par la marque de sacs de luxe
Hermès. Cette décision est une première en France et risque de faire tache d'huile.
La célèbre marque de bagages de luxe avait en effet épinglé en 2006 la vente d'une utilisatrice d'eBay de 3 sacs dont 2 d'entre eux était contrefaits. L'utilisatrice avait réussi à commercialiser ses
contrefaçons pour 3.000 euros.
Maître Emmanuel Colomes, avocat du bagagiste de luxe, avait plaidé devant le Tribunal de grande instance qu'eBay "participait au phénomène de contrefaçon" et réclamait 30.000 euros pour
complicité de contrefaçon.
La défense de la plateforme commerciale était simple : elle ne peut pas vérifier si les produits mis en vente sont contrefaits ou pas. L'américain met également en avant son rôle d'intermédiaire
(et/ou d'hébergeur) et la
Le Tribunal a tranché en faveur d'Hermès en considérant que la vendeuse tout comme eBay sont coupables et les condamne solidairement à verser 20.000 euros de dommages et intérêts. De plus, le
site devra également afficher le jugement sur la page d'accueil de sa plateforme.
Selon un communiqué d'eBay, ce jugement "l'encourage dans sa lutte contre la
contrefaçon". "Seule une collaboration étroite avec les marques permet de lutter efficacement contre ce fléau" souligne le site d'enchères. La plateforme indique également qu'elle travaille avec
18.000 marques dans le monde afin de protéger leurs produits.
Toutefois, cette condamnation risque fortement d'entraîner d'autres ennuis pour eBay puisque Louis Vuitton et Dior Couture ont également intenté des
procès en septembre dernier, sur les mêmes fondements. Ceux-ci réclament respectivement 20 millions et 17 millions d'euros de dommages et intérêt. Le groupe L'Oréal a lui aussi saisi la justice
en août dernier.
On constatera tout de même l'effort d'eBay
qui affiche sur sa page d'accueil le message "La contrefaçon est un fléau. Arrêtons-la !" qui renvoie vers une page sur laquelle
eBay engage tout un chacun à dénoncer toute contrefaçon présente sur sa plateforme. responsabilité du vendeur qui place des
produits sur son site.
Cela suffira-t-il à éviter à eBay de nouveau procès avec les marques de luxe ?
Par Grégory Bellemont
-
Publié dans : Actualité
0
-
Recommander