Sécurité du paiement électronique

Publié le par Grégory Bellemont

secure-2.jpgComme exposé précédemment, le commerce électronique est en augmentation. D'autre part, le taux de fraude à la carte bleue reste bas. Ainsi, en France, le taux est d'environ 0,2%.
Toutefois, les e-commerces qui vendent à l'étranger peuvent être confrontés à des taux de fraude plus élevés.
Afin de pouvoir détecter ces cas de fraude, la société de paiement Ogone propose un module de détection de la fraude en ligne sur sa plateforme de gestion des paiements.

Selon Xavier
Thiran, directeur du développement commercial chez Ogone, Le taux de fraude à la carte bleue depuis des pays comme la Russie ou l'Indonésie peut représenter 20 à 30 % pour certains marchands. Même l'Angleterre a des taux de fraude élevés par rapport à la France.
De plus, certains secteurs sont plus à risque que d'autres.
Pour Thierry Pierson, cofondateur de la société, les secteurs les plus à risques sont ceux dont le panier d'achat moyen est le plus élevé, notamment le secteur des voyages. Il ajouté également que certains canaux de ventes aussi peuvent poser problème. "
Par exemple, le problème de la fraude se pose pour les billets électroniques vendus en dernière minute par les compagnies aériennes. Il n'est pas simple de s'assurer de la qualité d'une transaction deux heures avant le départ."

Une première solution a été mise en place il y a 3 ans et consistait à croiser le nom du pays d'origine du détenteur de la carte avec l'adresse IP de l'acheteur. Dans le cas où les informations ne correspondaient pas, la transaction était refusée. Cet outil permettait en outre de constituer des listes noires d'adresses IP et de numéros de comptes bancaires.
Aujourd'hui, cette technique basique a été développée et Ogone propose désormais de prendre en compte une vingtaine de critères pour affiner la détection. Les marchands peuvent désormais décider eux-mêmes
du degré de risque associé à chacun d'entre eux, en fonction de la spécificité de leur activité. Xavier Thiran explique : "Nous avons introduit une notion de scoring qui permet de noter le niveau de risque de la transaction".

Concrètement, un achat effectué depuis un webmail aura une note plus élevée que s'il s'agit d'une adresse professionnelle. Le marchand peut aussi limiter le nombre d'achats possibles depuis une même adresse IP sur une période donnée. Ainsi, un fraudeur pourra plus difficilement tester une liste de numéros de carte bleue. Charge ensuite au marchand de refuser automatiquement l'achat ou bien d'y regarder de plus près.

(Source : Journal du Net)

Publié dans Sécurité

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