Le CRIOC étudie le comportement des jeunes en e-commerce

Publié le par Grégory Bellemont

Au cours du dernier trimestre de 2007, le CRIOC (centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs) a étudié le comportement de 3.000 jeunes. Le premier résultat de cette étude est que 89% des jeunes possèdent une connexion internet à la maison, dont 34% dans leur chambre.
Le chat est l'activité principale des jeunes sur la Toile, avec 82%, suivi des jeux sur internet ex-aequo avec l'envoi de mails (73%). Viennent ensuite la consultation de sites Web (71%), les téléchargements de musiques (69%), d'images (37%), la participation à des blogs (33%), le téléchargement de films (32%), la tenue d'un blog (32%) et enfin, la participation à des forums de discussion (15%).
Le téléchargement de musiques est donc plus important que  celui de films.
D'autre part; le classement des sites préférés est le suivant :
  • les sites de jeux (Casino, jeuxvideo.com,...): 35%
  • les sites de partage (Fotolog, Sherazade, Itune, YouTube, ThePirateBay,...): 27%
  • les sites communautaires (blogs, Skyblog, Redbox, MySpace, SecondLife,...): 26%
  • les sites de recherche d'information (Google, Wikipedia,...): 14%
  • les sites commerciaux (ebay surtout : 10%
Un jeune sur dix cite donc un site commercial. Ce type de site est davantage cité que les sites de divertissement ou les sites de chat, messagerie, forum (8%), les sites de médias (6%), les sites technologiques ou... les sites adultes (2%). Toutefois, connaître le site ne signifie pas pour autant la participation. Ainsi, les jeunes nient en majorité avoir participé à des enchères en ligne, alors que un tiers des 10-17 ans a déjà visité le site d'eBay.

Selon l'enquête, les jeunes semblent connaître peu de sites commerciaux mais effectuent toutefois des achats sur Internet, dans le bit de réaliser un bénéfice financier.
Les moins de 12 ans participent aux achats familiaux en ligne, ce qui laisse présager une forte croissance des achats futurs des moins de 15 ans en matière d'e-commerce et de consommation en igne.
Les mineurs n'hésitent pas non plus à acheter sur la Toile avec l'aide de la carte de crédit de leurs parents. En outre, les modes de paiement directs online par les mineurs sont déjà disponibles.
Selon le CRIOC, "en matière de commerce, la responsabilité collective et sociétale est quasi inexistante". Ainsi, le partenaire de la transaction commerciale (vendeur ou acheteur) se soucie souvent peu du fait qu’il commerce avec un mineur. Il attend simplement que l’on vienne chercher les objets, ne les envoie pas et demande à être payé cash au moment du retrait.
Même si les jeunes reconnaissent faire de bonnes affaires grâce à l'e-commerce, ce n'est pas toujours le cas. Les problèmes les plus rencontrés sont les problèmes relatifs aux sites eux-mêmes telles que les difficultés d'accès, les charges ou les litiges. Les autres problèmes concernent des articles défecteux ou ne correspondant pas à la description ainsi que des manipulation du profil de l'acheteur ou des problèmes de livraisons ou de paiement.
Dans une grande partie de consultation de sites commerciaux par les jeunes, il s'agit simplement d'une recherche d'informations concernant le produit.

Vu les risques réels lors de l'utilisation de l'internet, le CRIOC estime qu'il convient de renforcer la législation. Si la fracture numérique s’est réduite, les pouvoirs publics doivent, selon lui, continuer à encourager l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans les lieux publics, les lieux de vie et d’enseignement et faciliter le développement de contenus publics adaptés, libres de droit et susceptibles d’être utilisés par les jeunes.

Des problèmes en matière de protection des mineurs devraient être réglés en matière de :

  • respect des pratiques de commerce notamment en matière d’arnaques, achats, surfacturation, pollupostage (spams), responsabilité des infomédiaires (et notamment les sites d’échange), garantie vis-à-vis des tiers de confiance, protection des achats en ligne et modes de paiement;
  • respect de la vie privée, notamment en matière de consentement préalable, de collecte systématique et l’utilisation des adresses collectées sans le consentement libre, spécifique et informé des internautes destinataires;
  • pratiques publicitaires, notamment les nouvelles techniques comme le marketing viral;
  • respect du droit à l’information et à la copie privée;
  • dépendance aux jeux.
(Source : Vivat)

Publié dans Statistiques

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