Comparé aux chiffres des dernières années, les performances des sites de vente en ligne sont en légère
régrassion.
C'est ce qui ressort d'une étude menée par Witbe dans un comparatif réalisé entre 19 au 26 décembre.
Parmi les nécessités des sites d'e-commerce, la capacité à pouvoir supporter un surcroît de visite en est l'une des principales. Il s'agissait en effet de l'une des conditions principales de succès
en période de Noël.
Witbe, spécialiste de la mesure de la performance côté client, a analysé huit sites commerciaux entre le 19 et le 26 décembre. Cette analyse
s'est concentrée sur deux éléments : la disponibilité des plates-formes Web d'une part, le temps de chargement d'autre part.
Globalement, les sites ont bien supporté cette période, avec des résultats stables dans la journée et tout au long de la période. "Bien entendu nous constatons chez certains des augmentations de
temps de chargement dans la journée mais rien de très grave pour l'utilisateur", note Witbe dans son commentaire, avant de relativiser : "Avec un taux de réussite moyen de 99,07% et seulement deux
sites parfaitement accessibles, les résultats sont cependant un peu en retrait par rapport à de précédentes études."
Des erreurs ont parfois été constatées dès la page d'accueil.
Des alertes de nature très diverse : erreur interne du serveur, impossibilité de se connecter ou temps de chargement très dégradé aboutissant à un échec du navigateur. "Si souvent ces
problèmes étaient ponctuels avec un accès au site rendu possible en rechargeant immédiatement la page, nous avons aussi constaté des indisponibilités plus longues sur quelques services dont La
Grande Récré le 22/12 après midi", prècise Witbe.
Le poids et la complexité des pages d'accueil sont pointés du doigt par le spécialiste. Des éléments qui
affecteraient directement le niveau de performance technique des plates-formes, notamment la rapidité d'accès, elle aussi en régression comparé à l'année précédente. "On notera par exemple le cas
de Fnac.com avec sa performance de 15 secondes sur la home-page, aidé en cela par un poids de près de 1Mo et par l'usage important de fichiers Flash", commente-t-on chez Witbe.
Ce retard en termes de rapidité (ajouté à quelques problèmes de disponibilité) relègue Fnac.com en avant
dernière place de cette étude, loin derrière les autres.
"Globalement, les pages de recherche au contraire ont généralement des performances meilleures, comparables à
celles des meilleures pages d'accueil", ajoute Witbe.
Le comparatif de Witbe a été réalisé à l'aide de robots (équipé d'Internet Explorer 7)
consultant chaque site 24h/24 toutes les 30 minutes, avec le cache vide et sans cookie. "Après avoir chargé la page d'accueil, le scénario consistait en une recherche d'un produit
présent au catalogue et disponible : un appareil photo Canon Eon sur les sites généralistes et un appareil Kiddizoom sur les sites dédiés aux enfants", prècise Witbe dans sa
méthodologie.
Par Grégory Bellemont
-
Publié dans : Statistiques
-
0
-
Recommander
Au cours du dernier trimestre de 2007, le CRIOC (centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs) a étudié le comportement de 3.000
jeunes. Le premier résultat de cette étude est que 89% des jeunes possèdent une connexion internet à la maison, dont 34% dans leur chambre.
Le chat est l'activité principale des jeunes sur la Toile, avec 82%, suivi des jeux sur internet ex-aequo avec l'envoi de mails (73%). Viennent ensuite la consultation de sites Web (71%), les
téléchargements de musiques (69%), d'images (37%), la participation à des blogs (33%), le téléchargement de films (32%), la tenue d'un blog (32%) et enfin, la participation à des forums de
discussion (15%).
Le téléchargement de musiques est donc plus important que celui de films.
D'autre part; le classement des sites préférés est le suivant :
-
les sites de jeux (Casino, jeuxvideo.com,...): 35%
-
les sites de partage (Fotolog, Sherazade, Itune, YouTube, ThePirateBay,...): 27%
-
les sites communautaires (blogs, Skyblog, Redbox, MySpace, SecondLife,...): 26%
-
les sites de recherche d'information (Google, Wikipedia,...): 14%
-
les sites commerciaux (ebay surtout : 10%
Un jeune sur dix cite donc un site commercial. Ce type de site est davantage cité que les sites de
divertissement ou les sites de chat, messagerie, forum (8%), les sites de médias (6%), les sites technologiques ou... les sites adultes (2%). Toutefois, connaître le site ne signifie pas pour
autant la participation. Ainsi, les jeunes nient en majorité avoir participé à des enchères en ligne, alors que un tiers des 10-17 ans a déjà visité le site d'eBay.
Selon l'enquête, les jeunes semblent connaître peu de sites commerciaux mais effectuent toutefois des achats sur Internet, dans le bit de réaliser un bénéfice financier.
Les moins de 12 ans participent aux achats familiaux en ligne, ce qui laisse présager une forte croissance des achats futurs des moins de 15 ans en matière d'e-commerce et de consommation en
igne.
Les mineurs n'hésitent pas non plus à acheter sur la Toile avec l'aide de la carte de crédit de leurs parents. En outre, les modes de paiement directs online par les mineurs sont déjà
disponibles.
Selon le CRIOC, "en matière de commerce, la responsabilité collective et sociétale est quasi inexistante". Ainsi, le partenaire de la transaction commerciale (vendeur ou acheteur) se soucie souvent
peu du fait qu’il commerce avec un mineur. Il attend simplement que l’on vienne chercher les objets, ne les envoie pas et demande à être payé cash au moment du retrait.
Même si les jeunes reconnaissent faire de bonnes affaires grâce à l'e-commerce, ce n'est pas toujours le cas. Les problèmes les plus rencontrés sont les problèmes relatifs aux sites eux-mêmes
telles que les difficultés d'accès, les charges ou les litiges. Les autres problèmes concernent des articles défecteux ou ne correspondant pas à la description ainsi que des manipulation du profil
de l'acheteur ou des problèmes de livraisons ou de paiement.
Dans une grande partie de consultation de sites commerciaux par les jeunes, il s'agit simplement d'une recherche d'informations concernant le produit.
Vu les risques réels lors de l'utilisation de l'internet, le CRIOC estime qu'il convient de renforcer la
législation. Si la fracture numérique s’est réduite, les pouvoirs publics doivent, selon lui, continuer à encourager l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans
les lieux publics, les lieux de vie et d’enseignement et faciliter le développement de contenus publics adaptés, libres de droit et susceptibles d’être utilisés par les jeunes.
Des problèmes en matière de protection des mineurs devraient être réglés en matière de :
-
respect des pratiques de commerce notamment en matière d’arnaques, achats, surfacturation, pollupostage
(spams), responsabilité des infomédiaires (et notamment les sites d’échange), garantie vis-à-vis des tiers de confiance, protection des achats en ligne et modes de paiement;
-
respect de la vie privée, notamment en matière de consentement préalable, de collecte systématique et
l’utilisation des adresses collectées sans le consentement libre, spécifique et informé des internautes destinataires;
-
pratiques publicitaires, notamment les nouvelles techniques comme le marketing viral;
-
respect du droit à l’information et à la copie privée;
-
dépendance aux jeux.
(Source : Vivat)
Par Grégory Bellemont
-
Publié dans : Statistiques
-
0
-
Recommander